Il y a quelques jours, quelque chose d’un peu stressant s’est produit sur le Caboteur. On était en train d’essayer de trouver un coin pour s’ancrer, quand !BOOM!, !BOOM!, !BAM!. Si vous n’avez pas encore deviné, le bateau a frappé plusieurs roches. Voici le compte rendu de la situation raconté par chaque membre de l’équipage.

Sylvie

BooOOOM! Je regarde ma carte, on est supposé voguer dans 9 à 15 pieds d’eau. Je me dis que c’est une roche isolée et qu’on est passés par-dessus.
BOOM! Hein? Nononononon…
BAM! Le bateau s’immobilise complètement. Ah ben @#$!… mes cartes indiquent toujours un bon 12 pieds d’eau. Ce qui est plutôt faux; nous sommes solidement jonchés sur une belle pile de roches.

« Tout le monde à Tribord! »
Tout le monde est figé.
« Tout le monde à Tribord! »

On essaie d’avancer, de reculer, on tourne en rond et on ne bouge pas. Les sons provenant du grattage de notre quille sur la roche me font mal au coeur.

« On sort la bôme! »
« On se pend après! »

Cloé en fait encore plus, elle monte sur la bôme et l’escalade le plus loin possible.

Sauvés par un bateau de wakeboard

Des adeptes du wakeboard passent à proximité et nous font de la vague. On n’aura jamais été aussi heureux de se faire brasser par un bateau à moteur. Les crêtes des vagues nous permettront enfin de nous déprendre! À chaque haut de vague tout le monde swing son poids le plus loin possible. Et ça fonctionne!

Finalement dépris, on va s’ancrer plus loin du bord pour la nuit, trop près du chenal à mon goût. L’eau est douteuse, mais on se baigne quand même. On a eu chaud!

Nicolas

On en était à la 3e tentative d’ancrage quand la quille du bateau a frappé le fond. Frappé le fond, ce n’est pas dans les habitudes de Sylvie. Mais là, après le premier choc, 2 autres ont suivi. Le bateau s’est aussi légèrement soulevé, avant de s’arrêter. J’ai eu une grosse demi-seconde de panique, mais je me suis rapidement souvenu d’une histoire semblable dont Sylvie m’avait parlé il y a quelques années. On a tout de même dû trimer fort pour sortir le bateau de sa mauvaise posture; je devais avoir fière allure à me balancer au bout de la bôme, au-dessus de l’eau, afin de faire pencher le bateau suffisamment! Mais au final, avec un peu d’aide d’un bateau de wakeboard (je vais les considérer avec un peu plus d’égard dorénavant!), nous nous en sommes sortis avec plus de peur que de mal.

Alizée

J’étais assise en train de lire dans un angle faisant face au capitaine quand on a frappé une roche, et puis deux et finalement trois. C’est à la troisième que la capitaine a réagi et a immobilisé le bateau question de ne pas en frapper plus de roches. Ensuite, elle cracha l’ordre au matelots (ce qui m’inclut) de tous se mettre du même côté du bateau pour faire lever la quille. Ça n’a clairement pas marché, parce que rendu là, on était bien pris dans le fond. C’est là que la capitaine m’a demandé de prendre sa place parce que je ne suis pas assez lourde pour exercer assez de pression sur le côté du bateau. Toujours rien… au moment où on allait appeler les renforts, un bateau de wake est passé et a fait juste assez de vagues pour nous lever et nous déprendre de notre situation fâcheuse. On est sortis de là avec plus de peur que de mal mais je vais attendre de voir la quille pour le confirmer.

Cloé

j’étais dans le cockpit quand les roches ont frappé. Je lisais mon livre et quand j’ai regardé ma mère, je savais que c’était vraiment pas normal. Là, on m’a dit “mets toi a droite”, donc, c’est ce que j’ai fait. Je me suis mise à droite. Il y a eu du va et vient, mais on a bien remarqué que ça ne fonctionnait pas. C’est là que ma mère a proposé que quelqu’un monte sur la bôme. Je savais bien que ma mère ne pouvait pas le faire, et que Lou non plus, donc je me suis proposé. C’était pas le fun, mais ça aidait. Par contre, quand les vagues ont frappé, la c’était pas cool du tout. Ça a beau nous avoir sauvé, moi, j’étais pris sur une bôme pas stable qui bougeait avec les vagues et se cognait contre la mat. Donc si je devais donner une note à la situation, ça ne serait “vraiment pas cool du tout”.

Lou

Moi et Nicolas(papa) était en avant du bateau pour descendre l’ancre quand, je crois que vous le savez, BOOM, BOOM, BOOM!!!! Le bateau est coincé dans des rochers. Je ne me souviens pas de ce que je pensais au moment des gros BOOM mais j’étais surprise. La capitaine(maman,Sylvie) nous a dit de se pencher sur le côté, j’avais un peu peur. J’ai même commencé à trembler. Après le premier 5 minutes, j’ai perdu espoir. On a changé de bord, Papa Nicolas était pendu sur la bôme et Cloé est même montée dessus. Après beaucoup d’essais et de l’aide des vagues d’un bateau à moteur, on est reparti et je peux vous dire qu’on s’est éloigné de cette place. Faire un voyage sur le bateau est très amusant mais il faut être prêt pour tout. Je veux pas revivre cette expérience mais je crois que c’était une expérience qu’il faut avoir pour démontrer qu’on est capable de le faire et qui nous donne des chances d’apprendre de nos erreurs.

En conclusion, plus de peur que de mal. Tout fonctionne, pas d’entrée d’eau, la direction est bonne et le moteur fonctionne. L’équipage est en bonne santé, on se sent comme des pros.

2 Commentaires

  • by
    Caroline
    Posted 2021-07-18 21:28 0Likes

    cptea2@gmail.com

    Bravo!
    Vous avez géré ça comme des pros!
    Et votre récit me rappelle une aventure semblable au printemps il y a quelques années.
    Votre ‘pépin’ de voyage maintenant derrière vous, il ne reste que du bonheur pour votre belle aventure 🙂
    Bon vent!

  • by
    sébastien audet
    Posted 2021-07-19 07:03 0Likes

    Ouf ! Stressant la vie de bateau. Moi qui voyage avec des roues, j’ai bien plus peur des crevaisons que des roches. Est-ce que ça existe la carte du CBA ( Canadiab Boat Association) pour vous sortir du pétrin ?

    Bon vent 😉

    Sébastien

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